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Menelika Bekolo Mekomba

  • Monday, Oct 12, 2020
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Découvre le parcours de Menelika Bekolo Mekomba

Ingénieure Planification du réseau de transport d’électricité :

Petite, j’étais fascinée par l’électricité. Elle est invisible, impalpable, mais indispensable. Je pensais qu’il y avait quelqu’un grâce à qui tout fonctionnait. Je voulais être cette personne. Émigrée du Cameroun en 2004, à tout juste 17 ans, j’intègre le baccalauréat en génie électrique à Polytechnique Montréal. En 2013, j’obtiens ma maîtrise en réseaux électriques à Polytechnique. Dans la foulée, j’obtiens également mon DESS en gestion à l’université McGill.

Au cours de ces études, j’effectue des stages prolongés chez Axor et Cyme International, puis, mon diplôme obtenu, je me joins aux équipes de Cima+ en 2014, puis de la Régie de l’énergie en 2015. Depuis 2017, je travaille chez Hydro-Québec. J’ai d’abord intégré une équipe qui détermine les infrastructures critiques du réseau électrique afin d’en assurer la sécurité cybernétique, et je suis maintenant planificatrice du réseau de transport d’électricité.

Mon travail consiste à concevoir les « autoroutes de l’électricité », à bâtir le réseau de câbles et d’autres appareillages électriques qui permettent de transporter l’électricité des centrales hydroélectriques, majoritairement situées au nord du Québec, vers le sud de la province, c’est-à-dire vers les villes, les industries, et même les provinces et pays voisins. Je suis fière d’être ingénieure. Si je devais recommencer ma vie, je choisirais la même carrière.

J’aime ce que je fais, car je suis consciente que c’est grâce à des personnes comme moi et mes collègues ingénieurs que le geste d’allumer une ampoule, d’allumer sa télévision, de charger son téléphone, sont simples et semblent acquis. En 2017, j’ai décidé de m’impliquer au sein du comité régional de Montréal de l’Ordre des ingénieurs en devenant la responsable de la promotion de la profession, ceci dans le but d’inspirer les jeunes filles.

Je suis coquette, j’ai des enfants. Je ne suis pas une superwoman qui est allée sur la Lune. On fait peur aux jeunes en ne leur montrant que des femmes scientifiques qui ont tout sacrifié pour y arriver. Aujourd’hui, je préside ce comité, auquel j’insuffle le dynamisme qui m’habite. La diversité et l’inclusion font partie des valeurs qui me sont chères. J’ai pu observer qu’aujourd’hui encore, les femmes et les personnes immigrantes se heurtent à des murs de verre dans plusieurs domaines, notamment celui du génie. Mon objectif est bien sûr de briser ces miroirs et d’avoir une belle carrière correspondant aux compétences que j’ai acquises et que je mets sans cesse en avant.

Enfin, avide de connaissances, je caresse le rêve d’ajouter à mon arc le titre d’avocate. Tombée en amour avec le droit lors de mon emploi à la Régie de l’énergie, je suis des cours en droit depuis bientôt deux ans à l’Université de Montréal.

Les ingénieures et les ingénieurs façonnent depuis toujours la société de demain, en relevant des défis toujours plus grands et toujours plus indispensables pour l’épanouissement de tous.