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Sylvie Poirier

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Sylvie Poirier a gradué de Polytechnique Montréal en 1993 en génie des mines. Elle a débuté sa carrière chez Lafarge pour ensuite travailler comme ingénieure de production à la mine Sigma de Val-d’Or pendant 6 ans. Elle a par la suite travaillé sur un projet de recherche pour le gouvernement canadien, un poste qui lui a permis de visiter plusieurs mines à travers le monde. À la fin de ce projet, elle a travaillé pour le gouvernement fédéral pendant 6 années supplémentaires en recherche et développement avant de se joindre à InnovExplo, une entreprise de consultation en géologie qui cherchait à offrir des services d’ingénierie minière. Elle décidera par la suite de prendre du temps pour s’occuper de ses 3 enfants. Son prochain poste est celui qu’elle occupe toujours en planification à long terme pour la mine de diamant Renard. Depuis 3 ans, elle donne également un cours d’introduction à l’exploitation minière dédié aux étudiants de première année à Polytechnique Montréal.

Quel accomplissement de carrière la rend la plus fière ?

La mise en place d’une nouvelle équipe d’ingénierie pour la firme de consultation InnovExplo. En tant que directrice de l’ingénierie, elle est partie de rien pour monter une solide équipe dans laquelle expérience et collaboration allaient de pair. Leur expertise a d’ailleurs acquis une reconnaissance dans le milieu minier pour leur excellent travail notamment dans la réalisation d’études allant de la préfaisabilité à la faisabilité ainsi que de rapports techniques.

Une chose qu’elle aurait aimé savoir en sortant de l'école.

La place du mentorat dans une carrière d’ingénieur.e. Elle soutient que cette ressource s’avère particulièrement cruciale en début de carrière, étant donné que les gens côtoyés au travail contribuent grandement à l’apprentissage et au développement des nouveaux ingénieurs qui font leur entrée sur le marché du travail.

Quelle qualité d'un leader est la plus importante et comment l'applique-t-elle à son quotidien ?

L’écoute. Elle explique qu’en génie il faut souvent travailler en équipe où tout le monde veut contribuer et faire entendre ses idées. Elle s’assure toujours d’écouter et de donner de l’importance aux idées de ses collègues, dans une optique d’inclusivité et de partage des compétences. L’importance de cette qualité réside dans le fait qu’il est stimulant d’échanger et surtout que cela mène plus rapidement à des solutions optimales. Être écouté augmente l’engagement ainsi que la motivation des gens au sein d’une équipe.

Comment le 6 décembre 1989 a influencé ses rêves et ses ambitions en tant qu'ingénieure ?

Pour Sylvie, cette journée a surtout eu un impact sur sa vie personnelle plutôt que professionnelle. Elle explique cela par le fait qu’à cette époque, elle ne réalisait pas l’ampleur du geste et avait vu cet événement comme un acte isolé perpétré par une personne dérangée.

Elle se rappelle qu’à l’origine, elle avait choisi le génie par envie et parce qu’aucune barrière ne s’interposait dans son chemin, sans toutefois réaliser l’ampleur du combat que de nombreuses femmes avaient mené avant elle pour que la voie de l’ingénierie soit envisageable pour une femme. Aujourd’hui, après 27 ans de carrière, Sylvie considère que même si la cause a bien avancé, il nous reste encore du travail à faire pour atteindre un statut égalitaire.